Ce doux étouffoir
On est là penauds,
Chavirés,on déblaie,
Quand on voudrait virer de bord,
En même temps se lover,
Retrouver le berceau
Ventre,bras,chambre
-La Maison –
On connaît l’histoire de la poussière,
Celle des taches de vin sur la nappe,
L’histoire de la lettre, noyée de larmes,
reste un mystère,
On rapetisse avec délice,
Pour un temps qu’on sait court,
On remet son pas dans le pas de l’enfant qu’on était,
Pour un temps,
On sait de nouveau d’où on vient,
Quand on voudrait tourner la page.
On redevient familiers du cri de la chouette,
On entend la clé dans la serrure,
Le pas impatient de celui qu’on attend
Et qui rentre,
Enfin,
Pour refermer le cercle chaud de nous.
On voudrait n’être jamais partis,
On voudrait être loin.
Et puis voilà la neige,
Ce doux étouffoir.
À mes frères.
©ASOH


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